Les femmes à la rue

Les femmes à la rue

Alors qu'on rétablit les petits noms des hommes sur les plaques de rues, elles doivent encore attendre pour se faire un prénom.

« Le plus souvent dans l'histoire, "anonyme" était une femme », écrivait Virginia Woolf. Et ce n'est pas « un ouvrage de dames » que de rendre leur identité aux oubliées. Mais un rude et lent travail dont on peut trouver un nouvel exemple dans les noms de rues, ou même les prénoms. Preuve « Capitale » : on a commencé de redonner à Paris leurs patronymes entiers à Pigalle (Jean-Baptiste), La Fontaine (Jean de), Pissaro (Camille), Say (Jean-Baptiste) et Henard (Antoine-Julien). On est donc passé outre les oppositions des riverains, et d'élus, qui craignaient d'être troublés dans leurs habitudes et repères. Postaux. Mais, pour quelques femmes, ça traîne, ça freine, en dépit des efforts de la commission ad hoc qui aimerait notamment que les voies baptisées Récamier et Rochechouart retrouvent elles aussi leurs dénominations complètes.

Récamier mérite de retrouver son prénom : Juliette. Et qu'on se souvienne aussi qu'elle était plus qu'une suggestive illustration du « Lag ...

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