Les Draps du peintre

Les Draps du peintre

La question de l'absence de sujet dans un livre est-elle un bon sujet de livre ? Vous avez cent cinquante pages. C'est Maryline Desbiolles qui s'y colle. Et pour ne pas trop s'y perdre, pour prêcher par l'exemple plutôt que dans le désert, elle décide que le sujet de son livre, ou plutôt son objet, son objectif sera de brosser le portrait d'un peintre, un peintre connu, un peintre qu'elle a connu. Qu'elle a vu deux fois, une fois brièvement, il y a longtemps, une fois parce qu'il l'avait invitée à dîner, une poule au pot, une poule de son poulailler, dans un pot à sa façon. Du peintre, elle dira beaucoup de ce qu'elle sait, mais ne le nommera pas : « Renoncer à son nom me donne un surcroît de liberté sans lequel je ne pourrais pas jouer des coudes, et jouer des coudes il le faut vraiment pour aller au bout de l'histoire », page 80. Pour peu qu'on ait quelque intérêt pour les arts plastiques, l'identité est transparente, né à Paris le 7 avril 1944, mort à Arcueil le 17 mai 2005, tout ...

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