Les deniers du culte

Les deniers du culte

Ouvertement, mais le plus souvent en secret, les grands auteurs du XIXe siècle ont puisé d'abondance dans l'oeuvre du sulfureux marquis.

En 1843, Sainte-Beuve écrit que Sade est, avec Byron, l'un des deux grands inspirateurs de ses contemporains, mais un inspirateur occulte, « l'escalier secret de l'alcôve ». Un autre critique, Jules Janin, fait le même constat une décennie plus tôt : «Le marquis de Sade est partout ; il est dans toutes les bibliothèques, sur un certain rayon mystérieux et caché qu'on découvre toujours ; c'est un de ces livres qui se placent d'ordinaire derrière un saint Jean Chrysostome, ou le Traité de morale de Nicole, ou les Pensées de Pascal. » Justine avait été l'un des plus gros succès de librairie de la Révolution : on ne doit pas s'étonner qu'il ait pu ainsi circuler à l'époque romantique.

On en retrouve les ombres dans Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. Milady porte une fleur de lys à l'épaule. Ce tatouage, d'où vient-il ? Tout droit de Justine : chez Sade, c'est l'innocente héroïne qui se voit ainsi flétrir par un scélérat ! Le Fr ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.