Les corps pasoliniens, de l'idole à la vermine

Les corps pasoliniens, de l'idole à la vermine

Le cinéma de Pasolini, depuis Accattone jusqu'à Salò, constitue une vertigineuse odyssée sensuelle, de la fascination au dégoût absolu.

Chez Pasolini, le corps est politique. C'est autour du corps que se cristallisent les questions de la création et de l'engagement qui traversent toute l'oeuvre de l'auteur de Théorème et de Salò. Objet toujours présent, chargé d'enjeux à la fois esthétiques, éthiques et idéologiques, le corps est aussi un objet toujours décalé, déplacé, soumis à de brusques renversements de perspectives au fil du parcours d'essayiste, d'écrivain et de cinéaste de Pasolini. Ce parcours ne suit pas une ligne droite : il ne craint ni les contradictions ni les changements de cap, il serait donc plus juste de parler des politiques du corps dont ses films et ses écrits portent la marq ...

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Grand entretien

Sarah Schulman

Sarah Schulman
Écrivaine, militante LGBT et activiste de longue date à Act Up New York