Les confidences de la baronne Betty

Les confidences de la baronne Betty

Pierre assouline décline une nouvelle fois le genre biographique. Dans Lutetia , il nous avait plongés dans la vie d'un hôtel célèbre durant l'Occupation. Aujourd'hui, il donne la parole à un tableau. Le Portrait retrace le destin mouvementé de La Baronne James de Rothschild, peint par Ingres vers 1845.

Pierre Assouline aime enquêter, déterrer des os, raconter. Cela, si l'on est vif, s'appelle « faire du roman ». Quelle est la meilleure façon de procéder ? Assouline n'y est pas allé de main morte : il existe un beau portrait, par Ingres, vers 1845, de la baronne Betty, elle-même fille d'un autre baron de Rothschild. Assouline lui prête du sang pour les veines, un coeur pour battre, des mots pour la mémoire - et voilà.

On voit bien quelles convoitises couvent les personnages. Tout cela n'est pourtant pas artificiel. Le romancier évoque le désordre, les cris, l'impatience spéculative déchaînée à quelques pas et quelques portes des salons où « la bonne baronne » impose un genre plus discret à ses obligés venus lui faire leur cour. Les audiences du baron James 1 devaient ressembler à une foire ; celles de son épouse cultivèrent de plus en plus habilement le bon genre. Au début, les élégants, les quémandeurs sont interloqués ; l'habitude venue, ils joue ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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