Les Complaintes,Laforgue

Les Complaintes,Laforgue

C'est assez passionnant de voir paraître dans la même collection et au même moment des « poètes » aussi dissemblables que Ponge et Laforgue. Le premier est d'un inaltérable sérieux, le second plaint son époque plus que lui-même, avec une non moins inaltérable ironie. Mes délices vont à Laforgue, ma curiosité à Ponge, je m'enchante des pirouettes de l'un et m'interroge sur, qui sait, l'humour caché de l'autre j'en veux pour preuve le pruneau : « Deuil verni brillant, luisant. Ayant fini de pleurer. On peut le faire gonfler dans l'eau. » Il faut ajouter que je suis pour la figue et pour le mystère enfermé dans sa peau... Mais je traque aussi la pirouette dans un monde point si drôle, « Un couchant des cosmogonies/ ... comme on fut piètre et sans génie ! » Alors que choisir, qui choisir, et pourquoi choisir ? Allons, je prends les deux.

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé