Les clapotis du néant estival

Les clapotis du néant estival

Pour fuir l'activité débordante de la vie moderne, l'individu cherche généralement à s'isoler, au calme, loin du monde. Il existe pourtant un lieu où la paresse s'accorde paradoxalement avec le bruit et la foule : la plage.

Si se reposer, c'est se calmer, s'apaiser, se délasser, se défatiguer - si c'est sombrer en quelque manière dans un agréable état de non-être en échappant aux turbulences physiques et sociales du quotidien -, alors ralentir ou s'arrêter, freiner ou se poser, sont des opérations de suspension de l'élan ou du mouvement qui ne suffisent pas. Par exemple, essayez dans le métro ! On sait que l'on peut y être ethnologue, touriste ou vagabond et faire de ce réseau un espace d'aventure et de découverte ou même un refuge l'hiver venu. Mais de là à en faire un ermitage ! Pour cela, il faut s'y faire enfermer la nuit ou, mieux, y trouver une station abandonnée... Certes, comme l'a écrit Woody Allen, on peut avoir horreur de la réalité et s'y soumettre néanmoins parce que c'est le seul endroit où l'on peut se faire servir un bon steak ; sauf que, à un moment, au lieu d'un steak, c'est du repos qu'on veut.

Car dans le métro, trop de lenteur est une résistance incongrue aux flux qui irrigu ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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