Les cartes d'un tendre : pontalis

Les cartes d'un tendre : pontalis

Écrivain, éditeur, psychanalyste... J.-B. Pontalis, disparu en 2013, pratiquait « l'aller et retour » permanent. Alors que sont rassemblées ses Œuvres littéraires, l'une de « ses » auteurs évoque ce passeur.

Dans la carte du Tendre, inspirée par le roman Clélie de Madeleine de Scudéry, se dressent trois grandes villes : Tendre-sur-Inclination, Tendre-sur-Estime et Tendre-sur-Reconnaissance. Dans la géographie intellectuelle et affective de J.-B. Pontalis s'étendent trois vastes domaines qui communiquent entre eux par un réseau à la fois radial et ramifié : Tendre-sur-Analyse, Tendre-sur-Rêve et Tendre-sur-Littérature. Mais il faut ici concevoir le mot « tendre » en un double sens : celui de l'adjectif, qui renvoie à la délicatesse et à la subtilité des sentiments, et celui du verbe homonyme, qui comporte l'idée de « dépliement, extension, aspiration à, tension vers, visée »... « La vie est un discours fragmenté qui tend au récit », soulignent Antoine Billot et Vincent Delecroix dans leur beau texte d'introduction au volume regroupant les Œuvres littéraires de Pontalis, qui vient de paraître en « Quarto » chez Gallimard (1). De bout en bout, la ...

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