Les bourses et la vie

Les bourses et la vie

De Hemingway à Steinbeck en passant par Fitzgerald, la mise en avant de la virilité s'impose comme une constante des plumes américaines de l'entre-deux-guerres.

En 1939, James Brown n'est pas encore là pour le chanter, mais c'est un monde d'hommes que dépeignent Hemingway et Steinbeck et, dans une moindre mesure, Fitzgerald et Faulkner. Un monde d'hommes souvent voués, après la Première Guerre mondiale et la crise, aux rudes travaux manuels, qui ont appris à ne compter que sur eux-mêmes. Dans ce monde, la virilité n'est pas une valeur contestée, mais une vertu qui se cultive. En avoir ou pas, telle est la question, comme le dit le titre d'un roman de Hemingway qui tente d'y répondre à travers un personnage archétypal : Harry Morgan.

« Des cojones, j'en ai »

Harry Morgan est un contrebandier qui sévit entre Cuba et la Floride et trempe dans de nombreuses magouilles. Il garde un flingue dans son bateau, pour les requins, et ne « transporte rien aux États-Unis qui puisse parler », sauf quand on le paie assez - le roman le verra trimballer des Chinois, qu'il escroque, et des Cubains, qui entendent l'escr ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.