Les écrivains israéliens en quête d'universel

Les écrivains israéliens en quête d'universel

D'Amos Oz à Alona Kimhi, d'Orly Castel-Bloom à Ron Leshem, la littérature israélienne est d'une richesse inouïe. Une vitalité d'autant plus surprenante que les lettres israéliennes, du souvenir de la Shoah au conflit israélo-arabe, sont cernées par la mort.

Le problème de la littérature israélienne, c'est qu'elle doit utiliser la langue des prophètes pour dire que le héros descend les poubelles ». Amos Oz a dit quelque chose comme ça un jour, mais la boutade tient encore. De quelque manière que l'on s'empare de l'affaire, on en revient toujours à la question de la langue. Partout dans le monde avec toutes les littératures mais en particulier en Israël avec la littérature israélienne car la résurrection de l'hébreu comme langue parlée, écrite et somme toute vivante, est la première, l'incontestable et l'inaliénable victoire du sionisme politique. Nul ne pourra lui voler ni lui disputer cette victoire-là, dont la littérature israélienne, l'une des plus jeunes et des plus dynamiques en ce début de xxie siècle, est l'étendard, le porte-voix et l'ambassadeur.

La langue, justement. Lorsque fut lancée à Israël l'invitation du Salon du livre de Paris, elle fut à la fois le problème et la solution. L'hébreu étant tout de même la langue n ...

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