L'ennui du mort vivant

L'ennui du mort vivant

Pour échapper à son destin, un Juif allemand emprunte l'identité d'un soldat français tué. Les tribulations d'un usurpateur.

Une géographie partiellement imaginaire, un rapprochement judéo-aristocratique durant la Seconde Guerre mondiale... Frédéric Verger reprend les ingrédients d'Arden, Goncourt du premier roman 2014. Lors de la débâcle de 1940, Peter Siderman, Allemand engagé dans l'armée française, usurpe l'identité d'un soldat défunt, Alexandre, et évite ainsi les ennuis que pourrait lui valoir sa judéité. Alors captif des Allemands, il se fait libérer, car la mère du défunt, très mal en point, réclame son fils. Voilà notre usurpateur en Lorraine annexée, au chevet de cette veuve qui simule l'agonie. Celle-ci décèle évidemment le subterfuge mais décide de le secourir, d'endosser ce rôle de juste un peu forcé. Peter s'installe dans ce château en ruine habité par la vieille femme, deux nièces dévergondées et un majordome énigmatique. Enfermée dans un couvent, Blanche appelle à l'aide son cousin Alexandre...

La vraisemblance et la psychologie ne prévalent guère dans ce roman onirique a ...

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