L'enfant et les sortilèges

L'enfant et les sortilèges

Du bambin à l'adolescent, un roman de formation dont la langue grumeleuse, inventive, archaïque et en tout cas hors cadre, emprunte volontiers à la magie des grimoires.

L'un des plus beaux livres de la rentrée de janvier est un grimoire. Deux pages d'introduction donnent d'emblée une teinte vaudou à Enfant de perdition, premier roman de Pierre Chopinaud. Au recto, un texte ésotérique convoquant « Statues. Momies. Fantômes » ; mi-incantation, mi-avertissement éditorial (« Enfant de perdition est une fiction »). Au verso, une carte griffonnée à la main charriant tout un imaginaire de piraterie et de sorcellerie. Y sont représentés Lyon et ses monts où se passe l'histoire ; on croirait pourtant contempler une contrée méconnue du Seigneur des anneaux. Tout au long de ses quasi-six cents pages absolument sidérantes, Enfant de perdition maintiendra cette ambition de tresser des éléments féeriques avec l'enfance du jeune narrateur. De cet alliage né un métal singulier, à la fois poli et granuleux : l'histoire du monde, remontant à l'Antiquité et faisant une large place à la France de la fin du XXe siècle, vient ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes