L'Enfant des ténèbres

L'Enfant des ténèbres

Virginia Woolf sortit à cinq heures ». L’audace de la démarche d’Anne-Marie Garat s’exprime dès cette première phrase, allusion ironique au stéréotype du mauvais roman selon André Breton - « la marquise sortit à cinq heures » - et évocation de la romancière anglaise la plus novatrice du début du xxe siècle. Dans la main du diable, premier volume de la suite romanesque dont elle livre ici le deuxième pan, a surpris tout le monde avec ses neuf cents pages empruntant son canevas au roman d’Histoire digne des feuilletonistes du xixe siècle, mais aussi en caracolant en tête des ventes de l’année 2006.

Anne-Marie Garat fait partager à son lecteur sa jubilation de la description qui ne lésine sur aucun détail, « l’oeil rond, réprobateur » d’un pigeon, tout autant que le cheminement de la douleur dans le regard d’un homme scrutant dans les « ombres indéchiffrables » d’un tableau de Grosz un écho aux horreurs vécues par son frère, juif victime des SA. Cette suite d’une saga romanesque ...

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