L'emprise contre-attaque

L'emprise contre-attaque

Quand des journaux jugent bon d'afficher en une l'expression « terreur féministe » ou que le droit à l'IVG est remis en cause aux États-Unis, le « backlash » semble d'une furieuse actualité.

Quand j'ai vu qu'un journal d'extrême droite avait consacré sa couverture à « la nouvelle terreur féministe » en s'appropriant le personnage de « Rosie la Riveteuse », j'ai ri. Quand j'ai lu que le sous-titre mentionnait « parité » et « écriture inclusive » comme armes de cette « terreur », j'ai ri encore plus fort. L'absurdité d'un potentiel lien entre « écriture inclusive » et une « terreur » n'était que trop ridicule : « Cher·e·s lect·eur·rice·s, bouh ! » Quand j'ai compris que des collègues activistes et journalistes et moi-même étions citées à plusieurs reprises, j'ai eu peur. Le retour de bâton est de retour. Un mouvement existe bel et bien pour empêcher notre progression vers une société égalitaire.

Un retour de bâton implique une victoire écrasante. Si au moins c'était cela ! Pas pour les femmes. « La revanche se manifeste au moment précis où les femmes en quête d'égalité semblent près d'atteindre leurs objectifs », écrit la journaliste américaine Susan Faludi dans

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard