Le Vent de la lune

Le Vent de la lune

S'il s'écrit en toutes lettres et revient comme un obsédant refrain dans le dernier livre d'Antonio Muñoz Molina, c'est que le mois de juillet 1969 relève du merveilleux. L'été de ses 13 ans, tandis qu'à la télévision Neil Armstrong pose un pied sur la « mer de la Tranquillité », le narrateur s'imagine en astronaute bravant tous les périls jusqu'au châtiment divin. À la force d'inertie d'un monde rural figé dans le « plomb du passé », il oppose le compte à rebours d'une fusée qui décolle pour conquérir l'espace. Ces métaphores glissent dans Le Vent de la lune, seizième roman de l'écrivain espagnol qui n'a rien perdu de son lyrisme grâce à la belle traduction de Philippe Bataillon. Il n'est pas anodin qu'Antonio Muñoz Molina ait choisi de situer ce texte dans la petite ville andalouse de Mágina, lieu imaginaire bien connu de ses lecteurs, car la production d'images qu'elles soient fantasmatiques, littéraires ou cinématographiques est au cœur de la quête identitaire d'un narrateur don ...

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