Le théâtre comme dernier des temples

Le théâtre comme dernier des temples

Jugés moralisants, les drames de Diderot sont sous-estimés tandis que son Paradoxe sur le comédien est souvent caricaturé. L'auteur a pourtant de fortes convictions en la matière, voyant dans le théâtre une synthèse laïque entre église et cabaret.

Arrivé à New York en 1941, Bertolt Brecht entreprit de créer une « Société Diderot », dont l'objectif était de réunir toutes les expériences de ses membres et d'élaborer un langage commun qui rendît compte, scientifiquement, des diverses conceptions théâtrales de la vie en commun des hommes. Le projet ne parvint jamais à une complète réalisation, mais Brecht se proposait de contacter Jean Renoir et Eisenstein pour le faire aboutir. C'était rendre justice à l'unité entre une théorie et une pratique révolutionnaires qui caractérise Diderot comme auteur dramatique.

Offensive décisive en 1757-1758

L'idée n'étonne qu'en France, où, dès le XIXe siècle, on a presque systématiquement sous-estimé ses pièces et sa pensée du théâtre L'auteur du Fils naturel n'y a toujours pas bonne presse : les critiques français ne prisent guère une oeuvre dramatique taxée de moralisme, infectée de sensiblerie vulgaire. Bref : comment le siècle de Marivaux a-t-il pu e ...

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