Le temps du paysage

Le temps du paysage

Le paysage n'est pas seulement l'occasion de rêverie et de contemplation, mais avant tout une question philosophique déterminante, affirme Jacques Rancière, dont les travaux sur l'histoire de l'esthétique sont aussi influents que ceux sur le problème de l'émancipation. Lorsque Kant fait en 1790 de l'art des jardins, « cet artiste sans maître », une partie des beaux-arts, c'est pour laisser place à notre conception moderne de l'art où le paysage reflète par sympathie l'âme humaine et l'organisation de la communauté. Ce que nous dit le paysage, c'est que l'art n'imite plus la nature, mais incarne une émotion et vise à la découverte d'une idée : elle est bien cette « finalité sans fin » dont parle le philosophe de Königsberg. Il y a donc une politique du paysage : en contemplant celui-ci, l'homme découvre « une puissance rationnelle de liberté qui va au-delà de la nature » et trouve des modèles utiles pour imaginer des sociétés harmonieuses. Les discours sur la place du paysage au XIXe ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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