Le Syrien qui portait avec lui certaines des mille et une nuits

Le Syrien qui portait avec lui certaines des mille et une nuits

Les souvenirs d'un voyageur qui, au tout début du XVIIIe siècle, parvint à Paris après un long périple depuis Alep : Antoine Galland tient de lui plusieurs des Contes des mille et une nuits.

Qui, hormis quelques érudits, connaît aujourd'hui le nom d'Hânna Dyâb ? Il appartient à la triste cohorte des oubliés de l'histoire. Sans lui, pourtant, les Contes des mille et une nuits ne seraient pas ce qu'ils sont. Y manqueraient certains des plus célèbres, dont les aventures d'Ali Baba, Sinbad le marin ou Aladin.

Petit rappel chronologique à l'usage du lecteur peu versé dans les mystères de ce que l'on appelait encore l'orientalisme. Nous sommes au tout début du XVIIIe siècle. Louis XIV règne encore à Versailles et un nommé Antoine Galland, antiquaire du roi et spécialiste de l'Orient, entreprend de traduire un recueil de contes d'origine persane qu'il s'est fait rapporter du Liban. C'est alors qu'il fait la connaissance d'Hânna Dyâb, un jeune chrétien maronite d'Alep arrivé à Paris « dans les bagages » d'un certain Paul Lucas. Très vite le jeune Syrien lui raconte un certain nombre d'histoires qui viendront enrichir le recueil publié par Galland quelques anné ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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