Le surréalisme selon Artaud ou la pureté du désespoir

Le surréalisme selon Artaud ou la pureté du désespoir

Antonin Artaud rejoint en 1924 le mouvement surréaliste, avec lequel il affirme partager le refus absolu de toute forme d'autorité. Comment alors expliquer son départ, deux ans plus tard ?

Artaud souffrit dès sa jeunesse de troubles psychiques : « Je me souviens à l'âge de six ans [...] m'être demandé [...] ce que c'était que d'être et de vivre... » La fin de sa vie, il la passera d'hôpital en asile. Le matin du 4 mars 1948, on le trouvera mort, assis au pied de son lit. L'écriture se confond, chez lui, avec une quête de l'Immuable, et son ?uvre n'a qu'un but : « Avoir en soi la réalité inséparable. » Après avoir débuté, en 1920, par le théâtre, avec Charles Dullin, et publié ses premiers poèmes dans Action, il « adhère » au mouvement surréaliste en 1924. Il est alors âgé de vingt-huit ans. Dans le livre qu'ils lui consacrent 1, Odette et Alain Virmaux notent que son passage dans les rangs du groupe surréaliste fut « bref et fulgurant ». Très exactement entre 1924 et 1926, compte tenu d'éphémères retrouvailles en 1928. Deux actions majeures constituent sa participation au mouvement : lorsqu'il dirige le Bureau central de recherches surréalistes et l ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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