Le souffle du désert

Le souffle du désert

En Afrique, un « enfant-colère » raconte, telle une légende,la destinée de sa mère disparue.

La barque s'avance dans la baie scintillante, le vieux Darzagar s'assied à la proue et fait signe au jeune Malaka de commencer son récit, pour que s'ouvrent les portes du cimetière sacré... En racontant l'histoire de Salina, sa mère, pleine de rage et d'errances, Malaka espère lui offrir, post mortem, la paix qu'elle a poursuivie en vain au cours de son existence. Alors il laisse sa voix résonner, comme celle d'un conteur de légendes, et décrit l'hostilité du désert africain, les périples des marchands, les guerres de clans...

La nécessité de raconter, de transmettre, fait battre le coeur du roman - et pourtant, Salina est avant tout gouverné par le silence. Le silence des gestes solennels, de l'écoute avide, ou de l'attente insoutenable. Chez Laurent Gaudé, les silences sont éloquents : ils laissent aux symboles l'espace pour se déployer. Un monde rocailleux se dessine peu à peu, peuplé d'âmes sans sépulture qui rappellent les mânes des tragédies grecque ...

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