Le Songe d'Eichmann

Le Songe d'Eichmann

Contre

La « banalité du mal », suite. Hannah Arendt le rapporte avec stupéfaction dans Eichmann à Jérusalem : lors de son procès, en 1961, le dignitaire nazi, organisateur de la Solution finale, se recommanda d'Emmanuel Kant. Pour Arendt, la cause était entendue : Eichmann n'avait rien compris au philosophe de Königsberg. Contrairement à l'auteur des Origines du totalitarisme, Michel Onfray se demande si l'on peut tenir pour uniquement abusive cette invocation de Kant. La démarche qu'il poursuit dans Le Songe d'Eichmann, essai agrémenté d'une pièce de théâtre, consiste à prendre Eichmann au mot. Et, partant, à s'interroger sur les « comptabilités entre kantisme et nazisme ». Michel Onfray a raison de s'attaquer à la vulgate qui rabat le national-socialisme sur le « fouillis nietzschéen ». Il est fondé aussi à mettre l'accent sur les responsabilités historiques des pensées rationnelles éloignées « de la réalité du monde, des gens, des hommes ». Dans le sillage d'Adorno, de Hor ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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