Le soleil des morts

Le soleil des morts

Bernard Clavel avec son Soleil des morts vient d'écrire le roman qui lui tenait le plus à coeur. Le livre capital d'une vie d'écrivain, celui qui met des années à naître, toujours en cours, toujours en attente. Celui qu'on s'était promis de donner un jour, travaillé par ce sentiment d'urgence qui nous taraude. Amendant Guéhenno, Clavel confesse : « Mon oncle a contribué à fixer la couleur de mon âme. » Les impressions d'enfance en somme, ce n'est pas rien de retrouver les circonstances et les êtres qui vous ont forgé le caractère. Il fallait donner du temps au temps. D'abord il y a bien sûr les souvenirs matériels, ces objets si précieux à forte valeur sentimentale qui collent à la peau. Une vieille horloge comtoise encore sonnante et vaillante, une boussole, et surtout, inoubliable, cocasse, le Cafard de Médenine, une décoration militaire qu'un compagnon d'armes fabriqua spécialement pour son oncle, en souvenir du Maroc. « Je hais la guerre et déteste les armes, ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé