Le siège de Paris

Le siège de Paris

on l'appelait la route des ronds-points. Elle permettait de relier le mirage pavillonnaire où je vivais dans ma Mayenne natale en contournant la ville nouvelle d'Évry, ville éternellement nouvelle dont j'aurais habité dix ans un lointain faubourg sans jamais en découvrir le centre ni en apprendre la forme, et que j'aurais longée, des dizaines et des dizaines de fois, par la route des ronds-points, des ronds-points merveilleux, immenses, des ronds-points si grands qu'ils ressemblaient à des lignes droites et qu'il y avait des forêts au milieu d'eux - des ronds-points successifs, qui étaient peut-être, maintenant que j'y repense, le vrai centre d'Évry-Ville-Nouvelle. Mais je mens et j'exagère, je sais que la ville avait un centre, un centre au nom antique qui s'appelait l'Agora et dont j'ignore s'il se confondait avec le centre commercial Évry 2, qui m'est resté familier. Je mens encore, en réalité, je sais que les deux espaces étaient connexes : à l'Agora, la patinoire et le ...

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