LE SENS DU VENT

LE SENS DU VENT

Voici le roman le plus inventif, le plus primesautier de Banks, où celui-ci prend un tel plaisir à jouer avec les idées, avec les mots, les paysages incongrus, les espèces stupéfiantes, qu'il est nécessaire de le relire plusieurs fois pour se pénétrer de sa richesse. Foin des clichés, des stéréotypes - même des siens à propos de La Culture, mystérieux imperium du futur -, il est indispensable de vouer à l'écrivain une confiance aveugle pour savourer son intense pouvoir de dépaysement. Qu'il vous déstabilise à la suite du béhémotaure dirigeable, vous promène sur l'orbital Masaq', qu'il digresse sur la sublimation des espèces ou sur la consistance du Paradis, jamais, il ne perd de vue la finalité de son récit. Les inoubliables visions surréalistes qu'il impose, les surprenants dialogues à la Marx Brothers entre extraterrestres font de ce symbole-opéra un morceau de choix pour amateurs de l'effet S.F. Rassurant de voir éditer un livre aussi fou que celui-là. Preuve que si tu ne vas pas ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé