LE SENS DES BÊTES

LE SENS DES BÊTES

La condition animale suscite une myriade d'essais et d'angles d'attaque.

Nul ne peut désormais échapper à cette lame de fond qui agite les esprits : comment repenser la relation de « l'être humain » (catégorie en elle-même obscure, compliquée par nos différences) et « l'animal » (catégorie dont l'unité n'est que l'ombre portée de la première) ? Cette question est devenue un enjeu majeur dès le moment où l'on a cessé d'y répondre par les seuls sentiments. Laissons donc de côté l'horreur que suscitent les images de l'élevage en batterie, de l'abattage et de la cruauté plus ou moins industrialisée dont notre société fait preuve. « Le mouvement de défense des animaux, préviennent Sue Donaldson et Will Kymlicka en incipit de Zoopolis, est dans une impasse. » Pourquoi ? Parce que la question animale est beaucoup plus vaste qu'il ne semble. Elle nous contraint de repenser entièrement ce qu'est la politique - tâche si lourde qu'on peine à s'y atteler... Pour ce faire, quelques lectures sont d'une grande aide, comme toujours.

Avant de blâmer l'ég ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard