Le seigneur des cycles

Le seigneur des cycles

Chez l'écrivain, le cycle n'est pas seulement un motif (le fameux anneau). Cette figure est pour lui fondamentale, notamment en tant que structure temporelle et narrative.

À l'origine, il y a bien la figure du cercle, et celle du retour qui la conforte et s'y combine. L'imagination de Tolkien est très marquée par l'astronomie, comme il l'avoue dans une lettre de septembre 1954 à Naomi Mitchison, si bien que les étapes de la création d'Arda figurent une cosmogonie complexe. Ce monde fut d'abord plat et entouré de bords, nous rappelle Isabelle Pantin (1), avant de prendre la forme d'un globe à la faveur de cataclysmes. Les mythes du Silmarillion (1977) nous disent la fin précoce du « Printemps d'Arda », moment de stabilité éternelle, et les débuts du compte du temps par les variations de lumière des Deux Arbres (« Quenta Silmarillion, I. Au commencement des jours »). Il est question des « Cercles du monde » (dans « La chute de Númenor ») ou encore des « remparts du monde » au-delà desquels Morgoth est jeté, dans le Vide éternel, à la toute fin du Silmarillion.

Impossible à boucler

Le premier roman publi ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon