Le saint et le philosophe

Le saint et le philosophe

Cela méritait d'être vécu : lire Vincent Peillon, au fond du canapé, tandis qu'à la télé battent leur plein les cérémonies de béatification de Jacques Chirac. L'un est redevenu philosophe, l'autre est en train de devenir saint. L'un vient de publier aux PUF un court essai sur « la promesse », l'autre en a tenu si peu. On l'avait surnommé « supermenteur ». Il croyait comme son ami Pasqua que « les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent ». Les brèves de comptoir, ça n'a jamais été le genre de Peillon. Ses nouvelles variations philosophiques sont pourtant d'une essence que le hasard de la vie et de la mort ramène à l'actualité. « La politique, écrit ainsi l'ancien ministre de l'Éducation, a ses règles propres, sa nature propre, sa consistance propre. » Pour ceux qui n'auraient pas compris, il ajoute : « La posture morale qui consiste à ne pas vouloir faire des promesses que l'on ne peut pas tenir ou à tenir ses promesses lorsqu'on les a faites est condamnée. Elle ne correspond ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé