Le sable et le grain

Le sable et le grain

Une exploration lumineuse et sans préciosité, qui arpente avec délicatesse les plages du passé.

Une mémoire qui rayonne, cela produit peu de mouvement, mais parfois tant de lumière. Dans ce court roman autobiographique, Jean-Marie Planes revient vers les plages de sa vie et ceux qui les ont peuplées, armé, en guise de parasol, d'une belle plume proustienne, précise et jamais précieuse, de formules parfois chipées à Rimbaud, et d'un humour discret. Là, il égrène le sable de son passé - chaque plage vaut pour métonymie d'une époque ou de plusieurs. Les plages d'Arcachon renvoient à l'enfance, puis aux débuts de l'auteur dans le professorat ; celles de Soulac et de Ré, à la période intermédiaire, et à la figure du père, et à la maladie...

Mais le livre n'est pas structuré comme un répertoire balnéaire : il se meut au gré de la mémoire et des mouvements de l'écriture. Pour vivre, il n'a pas besoin d'intrigue ou de romanesque. Juste le sang du style, et celui de Jean-Marie Planes est remarquable dès la première phrase et son raccourci frappant (« La dermatologue est blonde, ...

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