Le roman des manuscrits

Le roman des manuscrits

Le texte de La Recherche n'a jamais été définitif, y compris pour Proust lui-même, qui progressait par étoilement dans la forêt de ses carnets et cahiers.

À quoi peuvent bien servir les manuscrits de Proust ? D'abord, au lendemain de sa disparition prématurée, à assurer aux lecteurs que la fin de La Recherche existe, entièrement rédigée dans une dizaine de cahiers, comme ne tarda pas à le préciser le numéro d'hommage publié par La NRF. Puis à publier ladite fin : ce seront, en 1925, Albertine disparue et, en 1927, Le Temps retrouvé. Beaucoup plus tard, les manuscrits permettent d'exhumer les fondations du roman, posées en 1908 et 1909 : Contre Sainte-Beuve est publié par Bernard de Fallois en 1954. Les manuscrits servent ensuite à établir plus sûrement le texte de La Recherche à l'occasion de son entrée dans la « Bibliothèque de La Pléiade » en 1954. Pierre Clarac et André Ferré font disparaître ce que Beckett appelait l'« abominable édition » celle de la Nouvelle Revue française. C'est le début de l'énorme succès critique de Proust. Dans les années 1970, ses manuscrits contribuent, avec ceux de son maître et rival Flaubert, à la nais ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes