Le roman de la guerre froide

Le roman de la guerre froide

Ian Fleming, Gérard de Villiers, John le Carré, Len Deighton... : le roman d'espionnage a connu son âge d'or à l'époque de la guerre froide. La chute du mur de Berlin lui a porté un coup fatal. Mais James Bond ou George Smiley peuvent-ils vraiment mourir ?

Déjà l'arrivée au pouvoir de Gorbatchev, la mise en place de la Perestroïka accompagnée de la regrettable politique de la Glasnost ont appauvri le fonds de commerce du roman d'espionnage qui s'appuyait sur la vieille rivalité Cia-Kgb. La chute du Mur de Berlin en 1989 lui porte un coup fatal : petites causes, grands effets. L'évolution de la politique internationale sonne le glas d'un genre florissant depuis une quarantaine d'années, le roman de la guerre froide.

Balbutiant au xixe siècle, cherchant encore sa voie dans les années 30, le roman d'espionnage a connu les premiers frémissements du succès avec la Seconde Guerre mondiale : grâce au gouvernement britannique qui le nationalise. Dans les abris souterrains installés au 10 Downing Street, Churchill a installé quelques joyeux drilles à l'imagination fertile qui, regroupés sous le nom fantaisiste de London Controlling Section , appliquent à la lettre les directives de Soun Tsé : « Minez l'ennemi et son a ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon