Le rêve américain

Le rêve américain

Les exportations de livres français se portent bien. Mais ce marché devient de plus en plus crucial pour les grands éditeurs, donc plus compétitif. Et les éditeurs français butent encore sur leur pire cauchemar : la résistance des marchés américain et britannique à la littérature française.

« Tout le monde croit que le plus difficile est de vendre en Corée ou au Japon, mais c'est faux. Le plus difficile, c'est de vendre aux Anglo-Saxons », affirme Anne-Solange Noble qui, après des années passées chez Flammarion au service des droits étrangers, a rejoint les éditions Gallimard en 1992. Aujourd'hui, elle dirige le service qui vend le plus de livres français de par le monde.

Ce constat va à l'encontre de l'opinion commune des lecteurs français. Les littératures anglophones étant de plus en plus nombreuses sur nos tables de librairies, la curiosité nous semble réciproque. De plus, le marché anglo-saxon, qui s'étend de la Grande-Bretagne aux États-Unis en passant par l'Afrique du Sud et l'Australie, ne peut laisser les maisons d'édition indifférentes.

Le marché des droits étrangers est devenu une manne pour les éditeurs français, et ceux-ci s'attellent plus que jamais à vendre les livres français à l'étranger. Un exemple : avec cent soixante-quatorze exposants ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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