Le poison des souvenirs

Le poison des souvenirs

Je peux briser la vie de n'importe qui » , prétendait Truman Capote en écrivant son dernier livre, Prières exaucées , qui, comme le premier, ne parut pas de son vivant, l'auteur s'acharnant toujours à y mettre une touche qui lui parut définitive. Tout en assassinant, en trois coups de plume, ses amis et connaissances il se tua lui-même par la drogue et l'alcool. À ses débuts déjà, au sortir de l'adolescence, il chargeait son héroïne de 17 ans d'organiser une sorte de suicide collectif, réglant ses comptes d'un coup de balai. On meurt beaucoup chez Capote mais on ne disparaît pas pour autant, au contraire. En sautant le pas, on échappe au présent et surtout, à l'avenir. Désormais, le passé aura l'éternité devant lui.

Est-ce parce qu'il était sudiste, que, n'ayant pas connu son père, il s'en inventa un autre, voire un monstre dans Les Domaines hantés , parce qu'il désespérait d'atteindre jamais 1,70 m et de garder toujours ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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