Le pari pascalien

Le pari pascalien

Supposons que vous ayez un sou à jouer et une chance sur deux d'en gagner trois : le jeu paraît relativement avantageux. Il le sera encore davantage si vous pouvez gagner quatre, cinq ou six sous. C'est ce que les mathématiciens appellent aujourd'hui du beau nom d'espérance. Ce genre de calcul, Pascal en a été un des inventeurs. On l'appelait alors le calcul non des probabilités, mais des « partis ». Pascal vit surtout l'intérêt qu'on pouvait tirer de ce genre de considérations pour sa visée apologétique. En sortit un des plus célèbres fragments des Pensées, intitulé « infini - rien », mais que tout le monde connaît sous le nom d'argument du « pari » 680. Les données du jeu sont simples : ou bien Dieu existe, ou bien il n'existe pas. Il n'y a pas moyen de couper à ce choix : « vous êtes embarqués ». Et la mise ? Votre vie bien sûr. Le calcul donne immédiatement la réponse : je gagnerais trois vies en échange d'une que le jeu serait déjà avantageux j'ai une chance ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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