Le pari de Romorantin

Le pari de Romorantin

Puisque les manifestations parisiennes tournent systématiquement à l'aigre, il suffit de changer non pas de peuple, mais de capitale. Vive Romorantin ! Ce n'est pas une galéjade mais un rêve de François Ier, et de sa mère d'abord, Louise de Savoie, qui embauchèrent pour ce déménagement Léonard de Vinci. Sa mort et l'édification du château de Chambord empêchèrent de mener à bien ce projet, tombé dans l'oubli. Mais les plans existent d'une « cité idéale » qu'Emmanuel Macron pourrait très à propos faire revivre. Quelle meilleure façon de célébrer le 500e anniversaire de la mort du « Génie » que la France a ravi à l'Italie ? Avanti !

Revivifier ce songe, et cette cité solognote de près de 20 000 âmes, voilà qui serait plus ambitieux que de rebâtir Notre-Dame. Le défi serait plus majestueux et plus démocratique : plutôt que de déménager exceptionnellement le Conseil des ministres deux jours accessoires en région, le pouvoir quitterait le nombril du pays pour la Sologne des forêts, ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon