Le père de la scaphandrière

Le père de la scaphandrière

couronnée par le prix Pulitzer en 2011 pour Qu'avons-nous fait de nos rêves ? - qui racontait les années punks, puis les années conventionnelles d'une bande d'amis -, Jennifer Egan aurait pu persister dans la prose expérimentale, pleine d'inventions formelles et de silences éloquents, qui a fait son succès. La voilà qui prend un sacré risque : celui d'un gros roman historique classique, doublé d'un roman familial. Manhattan Beach commence un peu avant la Seconde Guerre mondiale. Aux manettes, deux personnages : Eddie, le père, homme d'affaires de l'ombre, ami d'enfance d'un puissant et dangereux syndicaliste du port de New York ; et Anna, la fille, qui fait sa fierté. Elle est si maligne, comprend tout si vite, qu'il l'emmène dans ses rendez-vous professionnels.

Après une ellipse, on retrouve Anna adulte candidatant pour devenir scaphandrière ; Eddie, lui, a disparu mystérieusement, et la guerre a éclaté, offrant aux femmes les possibilités d'émanc ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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