Le noyé ressuscité

Le noyé ressuscité

Un récit initiatique et vibrant où virevoltent de concert les morts et les vivants.

Il est des livres réfractaires à l'analyse, si dense est leur vibration poétique. Ce nouveau roman de Sylvie Germain est de ceux-ci. Rencontre entre un enfant-chimère et un homme-ibis, clochard céleste qui souffle sons et mots dans son « poémophone » afin de transcender les atrocités du XXe siècle du côté de la Roumanie, cet « Est névrotique » dont parle Imre Kertész.

Dansent et virevoltent un enfant coupable et inconsolé, sa mère crucifiée par l'incompréhensible surgissement du vivant, un garçon à moitié tsigane arraché aux siens et élevé par un aïeul, un roi des aulnes qui lui donne le goût des Psaumes, une chevauchée à moto pour hurler du Rimbaud, des bouquets de fleurs vengeurs, des déportations en Transnistrie, une assistante sociale amoureuse des autres, un ressuscité noyé dans la Seine, le tout formant le journal merveilleux et d'une tristesse infinie des vivants et des morts.

Le paradoxe essentiel de ce récit, dont la prodigieuse richesse des mots est tout le ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard