Le massacre est un jeu d'enfants

Le massacre est un jeu d'enfants

La scène se passe à Draguignan, en 1559. Un protestant, Antoine de Richiend, seigneur de Mouvans, revenait chez lui après avoir attaqué un petit groupe de catholiques à Castellane et fait trois morts. Quand des enfants rameutent contre lui une foule de 3 000 personnes. Mouvans, malmené, se rend au juge de la ville en espérant échapper à la vindicte populaire. Rien n'y fait. Deux muletiers le frappent à coups de bâton ferré. Il décède peu après à la conciergerie. Cela ne calme pas nos petites têtes d'ange. Le lendemain et le surlendemain, des enfants se saisissent de son corps et mènent le chahut par la ville. Ils arrachent à sa dépouille les tripes. Puis promènent au bout d'une pique son coeur et son foie en guise de trophées. Ces enfants ne sont pas des sauvages selon les catholiques de cette époque. À travers eux s'exprime la volonté divine. Car les innocents et les simples portent la vraie foi. Pas celle des doctes qui pervertissent la volonté de Dieu. Cet exemple est tiré du liv ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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