Le Mai pourri dela bande à Debord

Le Mai pourri dela bande à Debord

Il n'y avait pas de groupe plus en phase avec les « idées de Mai », dont il fut même précurseur. Les situationnistes semblent pourtant être passés à côté des « événements », à moins qu'ils n'aient sciemment rejeté l'impératif militant.

en apparence, Guy Debord et son Internationale situationniste, fondée en 1957, abordent Mai 68 sous les meilleurs auspices. Deux ans auparavant, en 1966, des étudiants se réclamant d'eux ont procédé à Strasbourg à une répétition générale du mois des barricades, en s'emparant de l'Unef locale et en perturbant la vie universitaire avec talent. Puis, en 1967, Debord et Raoul Vaneigem conquièrent les faveurs de l'intelligentsia, avec les parutions respectives presque simultanées de La Société du spectacle et du Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations. Mieux, l'explosion de 68 s'apparente à un « moment de vie réellement vécu ». Or les situationnistes se désignent ainsi parce qu'ils veulent construire des « situations », définies justement de cette manière. En théorisant, dans les années 1960, la révolution de la vie quotidienne, les « situs » ont anticipé l'aspect le plus novateur du mouvement. Car que fut, au fond, Mai 68, sinon une « situation ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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