Le métissage romanesque de Monica Ali

Le métissage romanesque de Monica Ali

On est en Angleterre. Ici, tu peux faire tout ce que tu veux », lit-on à la fin de Sept mers et treize rivières, le premier roman de Monica Ali. Adressée à l'héroïne, cette affirmation résume et conclut son parcours romanesque : Bangladaise émigrée à Londres, soumise tout à la fois à son mari et aux forces capricieuses du destin, Nazneen s'invente, en quatre cent cinquante pages, une nouvelle vie. Mais si l'on connaît l'histoire derrière l'histoire, cette assertion, à la sonorité Tories narquoise, s'applique tout aussi bien à l'auteur elle-même : Monica Ali voulait écrire un livre. Or son roman n'était pas encore en vente qu'elle pouvait déjà se targuer de figurer parmi les vingt meilleurs jeunes écrivains anglais de la décennie, aux côtés de Zadie Smith ou de Robert McLiam Wilson, à en croire la très influente revue Granta. Depuis, Sept mers et treize rivières est un best-seller. Et même s'il ne l'a pas acheté, le chauffeur de taxi qui nous conduit chez Monica Ali, dans le sud de L ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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