Le loisir grec

Le loisir grec

La paresse grecque ? Une fiction née de l'esprit étroit de certains Romains, dont la méfiance envers la spéculation intellectuelle leur fait considérer comme perte de temps ce temps du loisir donné à la pensée pure, et nourrit un certain antihellénisme : vivre dans l'insouciance, paresseusement, vivre une vie de loisir ou faire de la philosophie, c'est presque la même chose : c'est « vivre en grec »... Et les arguties des sophistes, interminables autant que subtiles, leur habileté à traiter le contre après avoir convaincu du pour allaient étayer ces reproches romains visant une « paresse bavarde », ou une « indolence affairée ».

Mais la réalité, c'est qu'Athènes a inventé, avec la démocratie, la philosophie, et ainsi fondé le droit à la vie contemplative. L'acceptation de cette part apparemment « gratuite » de la vie des hommes fait l'originalité de la Grèce ; et la figure de Socrate, assis au bord de l'Ilissos, petite rivière près d'Athènes, vantant le charme de l'ombre avan ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes