Le livre que vous relisez régulièrement

Le livre que vous relisez régulièrement

Le sublime Louons maintenant les grands hommes de James Agee, découvert dès sa publication en français en 1972 (traduction de Jean Queval) chez Terre des hommes. Un reportage de commande réalisé en 1936, avec le photographe Walker Evans, tous deux encore inconnus, auprès de métayers pauvres d'Alabama.

Pour assigner la réalité au langage, James Agee pulvérise toutes catégories, littéraire, sociologique ou ethnologique, en faisant la relation de son expérience par l'inventaire obsessif et incantatoire des corps de misère, des objets pauvres, jusque dans leur détail halluciné, odeurs et bruits, gestes, regards, silences. Un texte d'une émotion et d'une radicalité politique qui transcendent le regard porté, impliquent le lecteur, le conduisant à penser l'impensé de la misère ; un texte d'une beauté qui dépasse toute littérature sur la condition humaine.

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

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