Le livre de sa mère

Le livre de sa mère

La perte de sa mère a constitué un seuil sans retour pour Barthes :il se risque alors à l'écriture romanesque et à un Journal de deuil.

Faire de Barthes une figure transgenre, c'est bien sûr jouer des sens, et des différents masques de l'auteur. C'est assumer qu'il fut un « écrivant » du mouvement, tout aussi dans et en dehors d'un temps que d'un genre. C'est aussi peut-être le suivre lorsqu'il parle de « s'abîmer » - ou, tel que Julia Kristeva le précise, « se trouver dans un vide de soi » -, et ainsi tenter de saisir de nouveaux langages, comme lui-même a su tordre le cou des conventions littéraires de son temps.

Si la littérature est son point de départ, elle est aussi son idéal jamais atteint (le « roman impossible »). Avec Barthes, la critique est entrée dans le champ des lettres, et l'herméneutique est comprise comme matière littéraire. Si l'on osait dire de Foucault - dont l'écriture et le mode de pensée relèvent du masculin - qu'il est un père du structuralisme, Barthes pourrait être envisagé, avec l'instauration du neutre et de ses interstices au féminin, comme une mère du même courant. Il a porté c ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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