Le lévrier espagnol

Le lévrier espagnol

Des personnages fantasques viennent perturber un village d'une désolante tranquillité.

À quoi tient le charme singulier des romans de Véronique Bizot ? À l'efficacité de leur forme, héritée de son goût pour la nouvelle ? À leur atmosphère de boule à neige, légère et glaçante ? Ou à leur galerie de personnages insolites - ici quatre patients congédiés de leur asile, un assassin intègre, incapable de tuer « sans conviction », ou encore une vieille paysanne qui ne cueille ses fleurs les plus vivaces que pour les tordre et malaxer ?

Comme souvent, le décor de cette courte et calamiteuse « complication » se distingue d'abord par sa laideur : un village isolé et affreusement plat, dont deux nouveaux venus viennent perturber la désolante tranquillité. Le premier, flanqué de son élégante maîtresse et de son lévrier espagnol, s'est porté acquéreur de ladite « maison du meurtre », une demeure majestueuse et surplombante, à peine débarrassée de son mystérieux cadavre. Le second, morose et solitaire, a préféré louer une modeste ferme du bas hameau, dont il s'évade en dess ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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