Le goût des cercles amicaux

Le goût des cercles amicaux

La foudre éclatant dans un ciel serein » : c'est ainsi que C. S. Lewis résumait la parution en 1954 du Seigneur des anneaux. Le livre en effet ne ressemblait à rien à l'époque. Son auteur était-il aussi singulier ? Tolkien rêvait-il tout seul dans son coin d'elfes, de mages ou de hobbits ? Nullement : avant même de faire oeuvre et d'avoir des lecteurs, il lui fallait communiquer sa mythologie si personnelle à ses amis. Encore lycéen, il avait formé avec trois camarades un club de discussion, où on ne rêvait rien moins que d'« allumer dans le monde une nouvelle lumière » (lettre n° 5 (1)). Ces amis furent les premiers à l'inciter à écrire. Mais deux d'entre eux furent tués en 1916, et le troisième s'éloigna ensuite de ces préoccupations. Après la guerre, malgré ses succès professionnels, malgré une vie de famille heureuse, Tolkien souffrait d'une certaine solitude intérieure. Elle fut rompue lorsqu'il rencontra C. S. Lewis. Ce dernier, jeune fellow of Magdalen, part ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon