Le goût de la farce

Le goût de la farce

Notamment méprisée par Sainte-Beuve, la fibre comique de l'écrivain ne relève pas de la diversion ou de la facilité : elle rehausse plutôt sa mélancolie.

Dans toutes ses pièces, dans tous ses romans, dans toutes ses impressions de voyages, Dumas me fait toujours un seul et même effet, et déroule à mes yeux un seul et même esprit : c'est un déjeuner de garçons perpétuel. Au bout des trois premiers quarts d'heure, ce jeu bruyant commence à fendre la tête, et les délicats n'y tiennent plus. » C'est ainsi que Sainte-Beuve parle de Dumas dans une de ses Chroniques parisiennes datée du 31 juillet 1843 1. D'une sensibilité sans aucun doute moins délicate que celle de l'illustre critique, je me plais à me retrouver dans la compagnie de Dumas quand il est de joyeuse humeur. Et puisque Sainte-Beuve parle de déjeuner de garçons, mettons-nous tout de suite à table avec Dumas, son ami Joseph Méry et un musicien marseillais fictif, M. Louet, sommé par son hôte Dumas de faire une relation véridique de sa chasse au chastre.

La délicieuse histoire de La Chasse au chastre, imprimée pour la première fois dans le journal La Presse du 21 au 31 jan ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

Jean Starobinski
Hommage à ce grand théoricien de la littérature

Sondage IPSOS