Le genre inhumain (3/4)

Le genre inhumain (3/4)

Du papillon au cochon, quatre autres romans où nos amis - et ennemis - les bêtes sont au coeur de l'intrigue.

Il en va de la littérature comme de nos fromages : observée au microscope, elle grouille de bestioles. Serge Sanchez déambule dans les classiques comme en son jardin, pour aller y chercher tantôt la petite bête, tantôt les grosses. C'est à la fois savant et joyeux : en témoigne le premier chapitre qui met le narrateur aux prises avec une dame que Nabokov, l'ami des papillons, émoustille. Suivent, un chat hostile, des poissons d'argent qui dévorent de la littérature, un Montaigne précurseur de l'antispécisme, Hugo mangeant de l'éléphant, une évocation du rémora, « malotru poisson » selon Ambroise Paré, car suspecté de ralentir les bateaux en s'y ventousant sans complexe.

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard