Le génie des alpages

Le génie des alpages

Dans un ultime roman, l'écrivain suisse, qui s'était tu depuis 1977, fomente une révolution.

Yves Velan avait sans doute prévu que sa mort installerait autour de son ultime roman une épaisseur étrange, un silence, un vide propices à la lecture d'un livre inclassable, tant il impose une vision du monde inédite doublée d'une redéfinition des procédés romanesques. Et d'ailleurs, de son vivant déjà, ce Narrateur et son énergumène faisait figure de mythe à force d'être attendu. Yves Velan est mort l'an dernier à l'âge de 91 ans. Un temps professeur d'université dans l'Illinois, auteur remarqué alors par Roland Barthes, il avait cessé de publier en 1977. À la fois autobiographie, réflexion politique, exercice littéraire ambitieux et nourri de références, en particulier aux écrivains russes, ce roman posthume mélange les genres avec bonheur.

L'auteur, devenu ici personnage, reçoit la visite d'une sorte de demi-fou, comme on en trouve chez Dostoïevski. Cet exalté, émule de la bande à Baader, fomente une révolution universelle et définitive. Première mission : détr ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon