Le forcené du subjectile

Le forcené du subjectile

Loin d'être des pratiques accessoires, le dessin ou la peinture sont pour Artaud des arts privilégiés, car ils permettent de faire surgir le réel à travers la toile, mieux que ne le font les mots à travers la page.

Qu'on ne s'y trompe pas : il n'y aurait guère de sens à parler d'« Artaud et les arts plastiques » s'il s'agissait simplement d'ajouter un terme à la litanie des couples imaginables pour évoquer l'homme et son ?uvre : Artaud et le théâtre, Artaud et la poésie, Artaud et le cinéma, Artaud et la musique... Peut-être serait-il d'ailleurs plus juste de ne parler à chaque fois que d'une rencontre possible d'« Artaud avec » ce qui dans chaque forme ou genre est rebelle à toute forme ou tout genre et n'appartient en propre à aucun d'eux. Tout au plus peut-on penser utile d'aborder ici ce qui, dans le rapport d'Artaud avec les images peintes ou dessinées, qu'il en soit ou non l'auteur, lui permet d'« en finir avec l'Esprit comme avec la littérature », pour faire une ?uvre « qui dérange les hommes, qui soit comme une porte ouverte et qui les mène là où ils n'auraient jamais consenti à aller, une porte simplement abouchée à la réalité » L'Ombilic des Limbes, coll. « Poésie », 1988, p. 52. Par ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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