Sartre contre Camus : le fin mot de l'histoire

Sartre contre Camus : le fin mot de l'histoire

Dans une lettre adressée au directeur des Temps modernes, Camus reproche à Francis Jeanson, qui avait assuré pour la revue la recension de L'Homme révolté, d'en avoir falsifié le contenu pour les besoins d'un faux procès en idéalisme réactionnaire intenté à son auteur. Profitant de ce règlement de comptes partisan déguisé en compte rendu, Jeanson fait passer la critique camusienne de l'historisme (croyance aveugle en l'existence d'un progrès immuable de l'histoire qui passerait par la révolution et justifierait tous ses crimes) pour un rejet pur et simple de l'histoire. Sartre ne fera, dans sa réponse, que corroborer le diagnostic de son collègue : Camus, moraliste nostalgique d'une humanité fraternelle découverte durant la Résistance, serait incapable d'accepter la nature conflictuelle de l'histoire et les sacrifices que l'action politique requiert. Mais l'histoire a tranché. Et les mises en garde de Camus à l'attention de ceux qui, fascinés par les promesses de l ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon