Le feu au lac

Le feu au lac

Entretien avec l'écrivain Kevin Lambert

Le jour, les ouvriers de la scierie du Lac-Saint-Jean font grève contre le despote patronal. Parmi ces ouvriers, le colosse Querelle, qui la nuit s'adonne à des étreintes licencieuses, tandis que les syndicalistes s'endiablent dans un climat de vendetta sociale. Un roman d'une beauté blasphématoire, par un auteur québécois de 27 ans.

Peut-on établir un lien entre le Querelle de Brest de Jean Genet et le vôtre ?

Kevin Lambert. Je me suis servi de Querelle de Brest comme d'un guide de voyage. Genet écrit une langue qui vise un entrelacs très sensuel de l'oralité à d'autres niveaux de langage. Sa manière de fondre le parler des personnages à sa syntaxe, parfois très précieuse, a été cruciale dans mon travail sur le rythme et sur la langue du Lac-Saint-Jean.

Alors que les romans sociaux sont souvent réalistes, certains passages de Querelle relèvent de la fantasmagorie infernale. Quel rôle tiennent- ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard